Face au feu

Site urbex ? Spéléologie ? Pas du tout. Le Fort de Domont est utilisé comme centre d’entrainement et de formation en incendie depuis 1994. Il nous a ouvert ses portes pour une ultime formation avant sa fermeture définitive.
Retour sur cette belle journée diplômante !

La découverte des lieux

Le FFI (Fort Feu Incendie), au cours de ses 25 années d’existence, a formé en moyenne 3200 personnes par an dont des sapeurs-pompiers mais également des salariés en condition de feux réels afin de prévenir et mieux appréhender les incendies domestiques.

Le Fort accueille également le Bureau Enquête Incendie, unité unique en France, spécialisée dans la recherche des causes d’incendie. 

La visite s’ouvre sur une marche dans les cendres d’un appartement reconstitué. Immersion totale.

Et on l’a poursuit dans les magnifiques galeries du Fort qui semblent s’étendre à l’infini.

Bien que les grandes lignes de son histoire soient connues, le Fort garde encore ses secrets dans son coffre, comme l’utilité de ce passage étroit qui ne mène à… rien.

De retour au grand air, mon regard se perd dans cette végétation foisonnante. 
Le fort a été bâti de 1874 à 1878 par près de 600 prisonniers. Si on pouvait accéder à la mémoire de ces arbres et de ces pierres, ils nous conteraient certainement des anecdotes édifiantes sur les hommes qui, de cette tourelle pivotante aux deux canons ont repoussés les troupes allemandes en 1914 avant de se faire envahir par la Wehrmacht 25 ans plus tard… Mais revenons au présent.

Les ateliers

Pas d’atelier sans être équipé ! Passons en revue la tenue du parfait petit canard : 
un casque de sécurité, un masque de protection respiratoire, une cotte, des gants et des chaussures tout terrain. A nos extincteurs, prêts, partez !

En cas d’incendie, avec ou sans extincteur, la première consigne de sécurité est

  1. Appelez les pompiers ( composez le 18 ou le 112 ).

Ensuite, si vous n’avez pas d’extincteur, ou si vous en avez un mais que le feu a pris trop d’ampleur ou encore si vous avez peur :

  1. Protégez votre visage des fumées
  2. Fermez les portes et les fenêtres
  3. Coupez si possible l’électricité
  4. Dirigez vous vers la sortie la plus proche
  5. N’utilisez pas d’ascenseur
  6. Ne revenez pas en arrière.

Si le feu est naissant, vous pouvez utiliser un extincteur à eau.
Pour cela il faut : 

  1. Dégoupiller l’extincteur
  2. Percuter le capuchon tout en tenant à l’écart son visage et son corps
  3. Faire un test en appuyant sur la gâchette
  4. S’approcher à environ 3 mètres du feu en restant accroupi
  5. Viser la base des flammes.

Pour utiliser un extincteur à CO2, il faut :

  1. Couper l’électricité
  2. Dégoupiller l’extincteur
  3. Faire un test en appuyant sur la poignée
  4. Le tenir à deux mains (tel que ci-contre), la première en pince sur la poignée, la seconde au milieu de la bonbonne pour l’incliner
  5. Viser la base des flammes
Cet extincteur est particulièrement adapté aux feux d’origine électrique.

Sous le regard attentif des parents, les enfants, écoutent, observent et participent activement aux ateliers.

Enfin, pour éteindre un feu de cuisson type friteuse, il faut : 

  1.  Couper la source de chaleur, couper l’alimentation électrique
  2. Se munir d’un tissu épais humide (mais pas trempé) ou d’une couverture anti-feu
  3. Enrouler le tissu ou la couverture autour de vos mains pour les protéger
  4. S’approcher prudemment de la friteuse en se protégeant derrière le tissu
  5. Poser sans précipitation le tissu ou la couverture sur la friteuse et accompagner le geste jusqu’au bout. 
Vous pouvez aussi procéder ainsi : 
  1.  Couper la source de chaleur, couper l’alimentation électrique
  2. Se munir d’une plaque de cuisson
  3. S’approcher prudemment de la friteuse
  4. Recouvrir la friteuse avec la plaque de cuisson au ras de la casserole comme avec un couvercle coulissant.

 

Ce face à face avec le feu était une première pour moi. Ce qui m’a le plus impressionné a été d’observer le plafond de fumées toxiques  avec lequel nous ne devons pas entrer en contact à cause de sa chaleur et de sa toxicité. Il fait fondre à lui seul les objets à trois mètres du feu !
Son absence démarque nettement un couloir d’air proche du sol, moins chaud et moins toxique, telle une issue de secours vers la sortie.

Les ateliers s’achèvent et il faut déjà raccrocher nos combinaisons.
La journée n’est pas terminée mais une certaine fatigue se fait ressentir. 
On se retrouve tous, à l’abris du feu et du froid pour trinquer tous ensemble à cette magnifique formation pour nous et à la fin de ce chapitre pour l’Histoire de Domont et au renouveau à venir pour ses futurs-anciens acteurs du Fort !

Un dernier tour d’horizon….

et nous partons, Fort fort lointain pour de nouvelles aventures.

Bravo à toute l’équipe et un grand MERCI à Stéphane et Damien.

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