Thérèse Martin, la petite Fleur blanche

J’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes… 

En 1873, le deuxième jour de janvier, Thérèse Martin est née. 
De cinq filles, elle est la dernière de la lignée. 
Entre ces vies, quatre frères et sœurs furent pris.

Après le quatrième anniversaire de la cadette,
ce fut, Zélie, sa mère, qui gagna le paradis.

Sans doute, la “petite reine” de son père, Louis, voulait être la prochaine,
car la maladie avec elle avait grandi. 
A ses dix ans, le mal fut à son apogée.
Si bien qu’une nuit, aux Buissonnets, toute la maison priait.
Mais, au lieu de monter, c’est Marie, la Sainte-Vierge qui descendit. 
Elle s’avança et lui sourit. L’enfant fut guérie.

Trois noëls après, son cœur se maria à la foi :
pour suivre la voie du seigneur, je bâtirai mon ascenseur !
C’était décidé, au Carmel elle devait entrer.
Au pape, à Rome, elle adressa sa supplique.
Cinq mois après, quel charme, elle était exaucée !
Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel.
Au sommet de sa joie, les mots lui manquaient.
Pauline, sa sœur, lui conseilla de les consigner.

1894 vint et les premiers maux de sang aussi.
Dès lors, elle rédigea la mémoire de sa vie jusqu’à l’épreuve de sa mort.
Par le filtre des vingt-quatre années de son existence, 
la Fleur blanche canalisa la divine clarté et l’amour du bon Dieu.

Le 30 septembre 1897, l’agonie de Thérèse Martin prend fin.
“Je ne meurs pas, j’entre dans la vie.”
Dès lors elle peut “passer (s)on ciel à faire du bien sur la terre”.

Grâce au soin méticuleux de la Mère Agnès de Jésus,
« L’Histoire d’une âme » est publiée un an après.
Sitôt paru, le livre rencontre un succès fou.
Lisieux devient le deuxième pèlerinage, en France, le plus connu.
Nous voilà vingt-huit ans après son décès, le verdict est tombé : Thérèse est sanctifiée.
La Sainte, Patronne des Missions et Doctoresse de l’Eglise, (Thérèse, la petite Fleur) a inauguré un nouveau type de miracle posthume : la bibliothérapie.
Elle guérit ceux qui la prient mais aussi ceux qui la lisent, dans le monde entier.

A la Sainte la plus aimée, 700 édifices sont érigés, dont la merveilleuse Basilique de Lisieux et sa crypte, toute de marbre et de mosaïques.
En 2015, le rêve de Zélie et Louis est accompli : ils sont sanctifiés eux aussi car sans leur dévotion à Dieu, “la plus grande Sainte des temps modernes” n’aurait été la petite Martin.

Souris et grandis vite.
Au bonheur, tout t’invite,
Tendres soins, tendre Amour.
Oui, souris à l’Aurore,
Bouton qui viens d’éclore

Tu seras Rose un jour.

Louis Martin

Pour être sanctifiés, nous ne sommes pas tous fait. Cependant, à toutes et tous, il nous est permis, de sourire devant les petites choses de la vie et de les choyer avec le cœur pur d’un enfant, ne serait-ce qu’une heure, un instant.

Texte écrit pour La Bal(l)ade des Dames de Guyancourt à l’occasion des Journées du Matrimoine. 

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